Concernant le blog…

Pour vous aider à y voir plus clair dans mon travail, je vous réponds sans détour, car l’écrit demeure, l’écrit engage. Il est important de maitriser ses sources et sa documentation avant même de l’utiliser à quelque fin que ce soit.

I A qui s’adresse-t-il ?

Le blog est ouvert à tous ceux désirant découvrir et approfondir leur connaissance de la ruralité dans les régions françaises où elle s’exprime le plus. L’approche est économique, sociale, démographique mais jamais politique. Peu importent donc votre âge, votre profession ou vos centres d’intérêts, le message reste le même et doit être diffusé au plus grand nombre afin que nous puissions le plus vite possible répondre collectivement aux problèmes qui nous concernent tous ; désertification, dépeuplement, enclavement pour n’en citer que trois. En effet, les années ont passé, mais la façade reste la même, soyons vigilants !

II Quelles y sont les informations données ?

Vous trouverez sur ce blog des informations objectives, claires, nettes et précises. Se trouvent également des propositions d’aménagement du territoire lorsque cela est permis. Des photographies sont également à la disposition des usagers ainsi que des statistiques mises à jour le plus souvent possible. Une attention spécifique est portée à chaque territoire étudié, de plus la problématique proposée est systématiquement délimitée. Ainsi, à la fin de chaque article, il est fait le point sur la situation de chaque terroir. La conclusion de chaque article est façonnée de sorte à ce que le lecteur puisse aisément faire conjecture de son étude, de sorte à ce que lui-même puisse se proposer un scénario d’avenir pour les territoires ruraux.

III Dans quel but ces informations sont-elles données ?

La colonne vertébrale de ce blog est de ne pas laisser la ruralité tomber dans l’oubli au sein d’une économie et une société archi-urbanisée et mondialisée alors que celle-ci ne domine les débats que depuis un demi-siècle tout au plus. De ce fait, tout est mis en ordre pour alerter et sensibiliser les internautes des enjeux, intérêts et surtout de la nécessité absolue de préserver ces territoires car, personne ne semble en avoir réellement conscience aujourd’hui, mais la ruralité, si elle est correctement gérée, sera un territoire d’avenir. Cette vérité nous surprendra tous le jour où la ville, congestionnée et remise en question, ne sera plus un modèle capable de répondre aux besoins d’aujourd’hui mais surtout de demain, car c’est vers l’avenir qu’il faut se tourner. Vous l’aurez compris, il est vital de valoriser les atouts ruraux. C’est ainsi que doivent être vus les terres concernées, et non plus comme un espace de loisir pour une minorité, une périphérie oubliée pour bien d’autres. Mais s’il on la définit aujourd’hui ainsi, c’est parce que personne n’a jamais osé comprendre la ruralité. Si je réussis à donner une vision ne serait-ce que très légèrement positive de ces espaces, je me sentirais grandement récompensé. J’espère que ce modeste blog sera la clé du succès de la mission que je me donne.

Page Facebook Officielle disponibledès maintenant!

Bonjour à tous,
On le sait, les territoires ruraux doivent s’adapter à la mondialisation. Le blog doit, lui, s’adapter aux méthodes de communication les plus récentes. J’ai le plaisir de vous informer qu’une Page Facebook est maintenant disponible!

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Saint-Pierre-et-Miquelon, quelle définition, quel statut ?

I Présentation.

Arrivée à Miquelon, sur un territoire contraignant et difficile à maîtriser. Miquelon n’a pas de port et l’accès est possible uniquement en Zodiac.

A 4270 kilomètres à vol d’oiseau de Paris et 25  de Fortune, plus proche port canadien, la Collectivité Territoriale d’Outre-mer de Saint-Pierre-et-Miquelon est un archipel composé de Saint-Pierre, chef-lieu de vingt-six kilomètres carrés, ainsi que de Miquelon et Langlade,  cette dernière étant inhabitée en permanence, deux iles d’une superficie totale de deux-cents km carrés présentant la spécificité d’être reliées par un isthme de sable de douze km de longueur. Cette situation particulière d’insularité offre des opportunités et pose des problèmes, et surtout amène les élus locaux à faire des choix : Saint-Pierre-et-Miquelon est il un archipel français à part entière ou bien une simple extension de l’aire socio-économique nord-américaine ? Enfin, dans la deuxième partie, nous interrogerons les particularités de Saint-Pierre par rapport aux autres départements et territoires d’outre-mer.

II Un espace  nord-américanisé

De part la proximité géographique, l’Americanway of life se banalise sur tous points. En effet, l’usage du pick-up importé

Les véhicules américains sont moins coûteux à l’importation et particulièrement adaptés aux conditions climatiques

à moindre cout des Etats-Unis est généralisé. De plus, on retrouve, toutes proportions gardées, tous les éléments d’une ville nord-américaine : pavillon individuel avec jardin, plan des rues coupé à l’angle droit etc. Les marques américaines telles que « Kraft » inondent les surfaces commerciales, qui, de taille restreinte, n’ont pas les moyens financiers de contrecarrer cet afflux. De plus, les habitants parlent anglais, pour des raisons essentiellement d’accueil des touristes américains et canadiens, de façon courante, chose qu’on ne retrouve nulle ne part ailleurs sur l’espace français.

Economiquement parlant, la fermeture des industries de transformation poissonnières a entrainé la vente de la pêche locale sur les marchés canadiens. De plus, étrangement, il n’existe aucune liaison aérienne avec la métropole, quasi-exclusivement vers le Canada (Halifax, St-John’s surtout)

Enfin, le changement de statut de la Collectivité Territoriale, auparavant Département d’Outre-mer, a contribué à la marginalisation, voulue par referendum populaire, de l’archipel avec la métropole, qui se caractérise par des conditions d’immigration particulièrement favorables pour Américains et Canadiens. Saint-Pierre-et-Miquelon n’est plus irriguée par des subventions en quantité suffisante de la part de Paris, ce qui provoque la colère de certains habitants, peut-être plus réalistes que d’autres, qui reprochent aux élus locaux de ne pas assumer leurs erreurs d’auparavant.

Maigre consolation, les bacheliers originaires de l’archipel choisissent la métropole plutôt que le Canada pour y poursuivre des études supérieures. Les départs, au nombre d’environ deux-cent par an, sont souvent temporaires, mais ne permettent pas de concurrencer le brain drain, politique initiée par les Etats-Unis et pratiquée par le Canada visant à favoriser l’intégration de migrants très qualifiés, chose alarmante dans la mesure où le savoir constitue plus que jamais un enjeu de puissance.

A travers cette série d’exemples concrets, il est permis de penser que le fait qu’archipel et métropole soient éloignées l’une de l’autre à tous points de vue constitue un handicap évident et d’arriver à la conclusion que la Collectivité Territoriale semble jouer la carte nord-américaine au détriment de celle de la France métropolitaine et, par extension, celle de l’UE.

III Une notion à nuancer.

Pour autant, la population est francophone et souhaite valoriser l’atout de l’espace de contact et d’échange français au large du Canada anglophone. Une stratégie payante quand on sait qu’un « FrancoForum » a été crée pour promouvoir la langue française auprès des étudiants anglophones de passage sur l’archipel. Ainsi, des relations transfrontalières s’établissent de façon stable et durable. Néanmoins, l’échange reste déséquilibré en faveur du Canada.

L’Etat est le principal pourvoyeur d’emploi,comme ailleurs en Outre-mer, et intervient en cas de problème ou lors d’opérations trop onéreuses pour la CT, notamment le traitement des déchets, qui ne sont que sauvagement incinérés en fin de compte.  Toutefois la part des salariés augmente. Satisfaction pour l’emploi dans l’outre-mer : 84 % des salariés sont en CDI. Malgré tout, ce sont les jeunes hommes  de 20-24 ans qui sont le plus touchés par le chômage, (36,2 %) situation classique dans les DOM-TOM.

IV : Un territoire ultra-marin atypique.

Savoir différencier Saint-Pierre-et-Miquelon des autres territoires ultra-marins, où qu’ils se trouvent, est une idée fondamentale à garder en mémoire lors de notre étude. En effet, l’environnement urbain, pour autant qu’il existe, n’est pas en difficulté. Il n’ya pas de concentration de larges cités insalubres comme on peut en remarquer à Pointe-à-Pitre ni de taudis dulcifiés qu’on peut trouver à Mayotte.

La prospérité paradoxale des territoires d’outre-mer n’existe pas dans le cas de Saint-Pierre-et-Miquelon, les territoires entourant l’archipel étant bien plus riches que lui-même. Ces territoires ne sont donc pas attractifs pour les populations étrangères environnantes en vue d’une émigration économique définitive comme le font les Haïtiens à la Guadeloupe ou les Dominicains à la Martinique. Cela dit, l’absence d’immigration clandestine s’explique aussi par la situation géographique défavorable à une entrée illégale sur le territoire : relief naturel contraignant, conditions climatiques rendant quasi-impossible l’utilisation des petites embarcations habituelles. En outre, les contrôles-frontière sont menés en coopération avec le Canada, ce qui n’est pas le cas des autres DOM qui, Guyane exceptée, doivent composer seuls avec ce problème du fait de leur isolement.

Maison privée à Miquelon