Composition de type bac blanc- L’organisation de l’espace en région Rhône-Alpes

décembre 16, 2012

Composition de type bac blanc- L’organisation de l’espace en région Rhône-Alpes

La Région Rhône-Alpes est une région française composée de sept départements : L’Ardèche, la Savoie, la Haute-Savoie, l’Ain, la Loire, le Rhône, ainsi que la Drôme. Elle dispose d’un milieu naturel hiérarchisé et d’un réseau de communication développé. Son originalité réside en sa superposition d’espaces très dynamiques (alentours de Lyon et de Grenoble surtout), et d’autres moins peuplés et moins actifs, (notamment dans la Drôme ou l’Ardèche).

Le réseau urbain, tout d’abord, s’articule autour de Lyon, qui, avec 1,5 million d’habitants, domine la région. C’est là que se concentrent le deuxième plus grand centre d’affaires de France, la Part-Dieu, mais également des activités de recherche liées à la santé, dans le quartier de Gerland. La gare est un hub national et régional. Les environs immédiats de la ville sont également dynamiques (couloir de la chimie). C’est au niveau des agglomérations de plus de 200.000 habitants que la fracture apparait. Les vallées de l’ouest de Lyon sont industrialisées, mais en crise, à l’image de Saint-Etienne, 410.000 habitants. Grenoble bénéficie d’un dynamisme exceptionnel : située sur l’A43, qui relie Lyon aux Alpes, la ville a bénéficié de l’installation d’entreprises de haute technologie comme Hewlett-Packard, et d’un partenariat universitaire. Genève est une ville suisse, d’importance égale à Lyon. Elle attire de nombreux frontaliers, principalement venus d’Haute-Savoie et de l’Ain, attirés par des salaires plus élevés.  Enfin, certaines villes d’importance moyenne, telles Privas ou Valence viennent compléter le réseau urbain.

Le deuxième atout de la Région réside en son réseau de communication développé, structuré autour de Lyon (qui profite de « l’Y lyonnais »). L’A43 est la colonne vertébrale de ce dispositif. Elle fait la liaison entre Lyon, Grenoble, Saint- Etienne et des villes d’importance plus négligeable, comme Roanne. Les densités de population sont faibles, sauf le long des autoroutes. Les villes qui sont à l’écart e celles-ci (Privas) en subissent l’impact. Les extensions autoroutières à partir de Grenoble et de Chambéry permettent de gagner les stations de sports d’hiver. Le réseau TGV est également sophistiqué. Lyon est un hub. L’effet d’attraction se renforce avec l’insertion de la région dans l’ouverture à l’Europe, devenue indispensable. (Ligne de TGV ultramoderne mise en service en 2011). Un TGV Lyon-Turin est également en projet. La pente, auparavant un inconvénient, est devenue un avantage grâce aux aménagements réalisés, le plus célèbre étant le Tunnel du Mont-Blanc. Il ne faut toutefois pas négliger l’importance des aéroports internationaux, au nombre de deux. Celui de Lyon est à prendre en considération, mais celui de Genève est tout aussi significatif dans la mesure où il est en relation avec la région. Les aéroports internationaux agrémentent les liens entre les deux villes, qui ne sont distantes que de 153 kilomètres.

La Région se distingue en dernier lieu par ses espaces plus ou moins dynamiques. Le centre est de façon générale une concentration d’espaces de grand dynamisme économique et démographique. Saint-Etienne et ses environs immédiats sont en perte de vitesse du fait de la crise des industries classiques que l’on retrouvait également  en Lorraine (charbon…). Pour information, la ville envisage une reconversion centrée sur l’art moderne et le design. A Oyonnax et à proximité d’Annecy sont implantés des pôles de compétitivé. Grenoble et Lyon possèdent des technopoles. Les périphéries se divisent en deux : d’une part, les espaces ruraux peuplés et assez dynamiques, qui bénéficient de l’effet de Genève notamment (frontaliers à Gex et Ferney-Voltaire, dans l’Ain). Cette dernière commune héberge le CERN (Centre Européen de Recherche Nucléaire), c’est là un autre facteur de puissance.

Parlons maintenant des périphéries. Certains vieux villages de montagne se sont reconvertis en stations de sports d’hiver, qui accueillent des touristes, dans une moindre mesure, l’été également. Les départements de la Savoie, de la Haute-Savoie, et de l’Isère bénéficient de l’implantation de ces stations, parmi lesquelles on peut citer Avoriaz et Chamonix , pour la Haute-Savoie, Val d’Isère (où a eu lieu la Coupe du Monde de ski) pour la Savoie, et enfin les Deux-Alpes pour l’Isère. La reconversion des espaces montagnards vers le tourisme de masse a eu lieu durant la décennie 1960-1970 en réponse aux inquiétudes des élus locaux suite à l’abandon des espaces agricoles situés en pente qui subissent la concurrence des produits de plaine. Mais le problème est aujourd’hui résolu même si le défi de la préservation des espaces naturels se pose toujours.  Le Massif Central reste à ce jour un espace en difficulté. Dernier atout notable de la Région Rhône-Alpes : la présence de deux cœurs de parcs nationaux, les Ecrins (que la région partage avec la région Provence-Alpes-Côte d’Azur) et la Vanoise, en Savoie, dont une petite partie longe la frontière italienne. La réglementation en place permet aux espaces qui possèdent ce statut de profiter d’un stade de protection élevé.

L’élément le plus évident à appréhender concernant l’aménagement du territoire en Région Rhöne-Alpes est l’axe Rhodanien, qui se prolonge au nord de Lyon par la  Saône. Il a, depuis l’époque romaine et la fondation de Lugdunum à l’époque romaine, été une voie privilégiée d’installation des hommes, de fondation de villes et d’échanges commerciaux.

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