L’histoire de l’aménagement du territoire.

L’aménagement du territoire

  • Action de mettre en valeur un territoire, de l’organiser, de le développer.
  • Objectif unique : « rééquilibrer le territoire »

La notion de territoire regroupe :

  • Sens juridique : Une portion d’espace géographique, délimité, et administré.
  • Notion d’aménagement : Construction de l’espace et des territoires.
  • Notion politique et administrative : Cas d’un échelon administratif, (région, département)
  • Notion sociale et culturelle : Espace vécu, approprié et défini par des pratiques.

Aménager inclut  un ensemble d’acteurs, qu’ils soient publics ou privés (notamment les entrepreneurs,  qu’ils  représentent des PME ou bien des FMN).

L’ADT  fonctionne selon un principe de conciliation, qui obéit à une logique de marché et de service public, mais aussi de régulation (de justice spatiale).

L’objectif de l’ADT est d’assurer la réduction des inégalités, en participant à la reconversion des régions en crise, mais aussi en revitalisant les espaces abandonnés. Deuxième objectif qui n’est pas contradictoire : favoriser la compétitivité, en stimulant le marché d’une activité donnée, et ce en accueillant les investissements (exemple des entreprises automobiles japonaises dans le Nord-Pas-de-Calais).

Cette politique ambitieuse nécessite des investissements, étrangers, provenant de l’UE, ou bien de l’Etat.

I La France, un territoire aménagé

 

  1. Maillage et compétences territoriales.

La commune est l’échelon le plus petit du système administratif français. Il y en a 36.600, elles sont héritières des paroisses apparues au Xème siècle. Il y a actuellement un débat sur leur cout, car, ramené aux autres pays européens, ce chiffre est énorme. Néanmoins, les Français sont très attachés à cette identité, surtout en milieu rural. Toutes sont gérées par un conseil municipal, dirigé par un maire.

L’intercommunalité ou la coopération horizontale

En 1890 s’effectue la première initiative en ce sens : le SIVU, Syndicat Intercommunal à Vocation Unique. Les communautés urbaines, organisées autour d’une métropole (Lille, Marseille, ou Bordeaux) apparaissent en 1992. Les départements, originalité française datant de la Révolution, sont au nombre de 101, Outre-mer inclus. Mayotte est le dernier-né des départements depuis le référendum de 2009. Les régions sont, elles au nombre de 22, en Métropole.

Les « pays », datant de 1995, correspondent à une cohésion économique, culturelle, et sociale à l’échelle d’un « bassin de vie » ou d’emploi. Il ne faut pas se méprendre : un bassin de vie, derrière son nom évocateur, n’est qu’un découpage réalisé afin de faciliter la compréhension de la structuration du territoire. Le bassin de vie correspond au plus petit espace sur lequel les habitants ont accès aux services les plus courants (exemple le plus banal : le supermarché à proximité du domicile, quitte à ce que celui-ci soit situé dans un autre département, ou bien dans la région voisine). Le « Pays des Trois Frontières », construit dans le tri-point France, Allemagne, et Luxembourg, est caractérisé par des pratiques bien spécifiques : les Français iront par exemple acheter du matériel hi-fi au Grand-Duché, tandis que ces derniers franchiront la frontière française pour aller acheter du vin de table, moins cher en France.

III Héritages de l’histoire de l’aménagement du territoire  

 

  1. Les phases de l’aménagement du territoire en France (1955-2014)

L’idée d’Aménagement du territoire en tant que telle  se formalise dans les années 1930, en écho aux premières mesures d’aménagement du territoire qui ont lieu aux Etats-Unis. On peut également y voir les leçons de la Première Guerre Mondiale, lors de laquelle il s’en est fallu de peu pour que Paris soit atteinte, suite à la faiblesse de ce qui est alors connu sous le nom de « Province ». Pour rappel, il a suffi au Allemands de contourner les Ardennes pour se retrouver devant Paris.

Lors de la première phase de la DATAR,  Direction à l’Aménagement du  Territoire et à l’Attractivité Régionale (crée en 1964) l’idée est surtout de redistribuer la richesse industrielle, en créant des avantages fiscaux aux entreprises qui décentraliseraient leurs activités en dehors de l’Ile-de-France. Les territoires qui sont sortis de cette mesure sont ceux qui sont placés à une distance raisonnable de Paris, de sorte à être facilement accessibles par  le train, notamment.  Cependant, cela implique également d’être hors de l’Ile de France, de sorte à pouvoir bénéficier des nouvelles mesures. Il s’agit là  de villes telles qu’Orléans (Loiret) ou bien Beauvais (Oise).

Notons également la mise sur pied de métropoles d’équilibre, destinées à créer des ilots dynamiques éloignés de Paris. Chaque ME est liée à une activité bien spécifique : Nantes-Saint-Nazaire correspond à la construction navale, Toulouse est devenue  la capitale  française de l’aérospatiale, Lyon s’est axée sur la banque et la finance (suite à la présence du Crédit Lyonnais).  Afin d’éviter une croissance désordonnée de la capitale, l’Etat à crée huit « villes nouvelles », crées ex nilho, dont font partie Marne-la-Vallée, ou bien Cergy-Pontoise. Malgré certaines satisfactions, le premier choc pétrolier (1973) mettra fin à cette première phase, d’autant plus que 48 % des ingénieurs sont en Ile-de-France à l’heure actuelle. Ces efforts de décentralisation sont donc inachevés, la région Parisienne restant plus attractive que les autres régions puisqu’elle est dominée par la « ville mondiale » qu’est Paris.

2) Deuxième phase (1975-1990)

 

Cette période est marquée par le transfert de compétitivités vers les régions, parmi lesquels nous pouvons citer la gestion des lycées. Tout ce processus s’enclenche grâce à la loi Deferre de 1982. Une partie des pouvoirs du préfet sont transférés au Conseil général du département.

 

3) Troisième phase (1990-2014)

L’exemple de l’Arc Atlantique

 

L’AA regroupe 27 régions, réparties dans 5 Etats. Il se caractérise par un taux de chômage important,  et il s’agit espace surtout terrien et agricole. Le programme de coopération interrégional INTERREG se concentre sur quatre axes. Le transport, le Développement Durable, la technologie de pointe, et la pêche (une commission européenne a été mise en place afin d’éviter toute concurrence entre pêcheurs portugais, espagnols, français et britanniques.

En conclusion, il s’est opéré, depuis les années cinquante jusqu’à aujourd’hui, un bouleversement en termes de politique d’aménagement du territoire. L’idée est désormais de penser l’aménagement du territoire à une échelle européenne. Entrent également en ligne de mire  de nouveaux acteurs ; pensons aux entreprises privées, dont les logiques capitalistes triomphent depuis que l’Etat n’est plus le seul décideur. Comment, en effet, faire concorder compétitivité et non-intervention d’un pouvoir supérieur, en l’occurrence l’Etat ?

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